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RANDONNEES BOTANIQUES

La flore pyrénéenne d'altitude

Origine des plantes pyrénéennes

La flore pyrénéenne est dotée d’une richesse exceptionnelle : plus de 3000 espèces et environ 120 endémiques. Pour comprendre cette étonnante diversité, il faut remonter l’échelle du temps et examiner les évolutions géologique et climatique de la chaîne pyrénéenne.

Il y a 40 millions d’années, le lent et long processus de formation des Pyrénées a débuté sous un climat subtropical. Certaines des plantes associées à ce climat se sont progressivement adaptées aux conditions de vie de ces nouveaux reliefs.

L’ère quaternaire, qui a débuté il y 1,8 millions d’années a recouvert d’une calotte glaciaire une grande partie l’Europe, dont les extrémités s’étendaient alors jusqu’à Lourdes. La flore qui s’était installée en montagne, a été détruite ou repoussée en plaine où étaient aussi refoulé les espèces des zones arctiques et des autres massifs montagneux. Avant cette ère glaciaire, un climat tempéré s’était installé, avec son cortège floristique.

La fin de la dernière glaciation (- 18 000 ans) a produit le phénomène inverse. Les espèces venues des zones arctiques se sont retirées vers leur aire d’origine, mais ont aussi gagné les sommets des Pyrénées, qui présentaient des conditions de vie comparables - espèces dites artico-alpines -. Les espèces originaires des autres zones montagneuses - espèces orophiles -, et les reliques de la période subtropicale ayant trouvé refuge dans des zones abritées, colonisent elles aussi les Pyrénées.

De plus, au cours du temps, se sont différenciées des espèces propres à la chaîne, les endémiques, dont l’isolement géographique a empêché l’extension.

Ainsi, l’histoire et la position géographique de la chaîne des Pyrénées ont favorisé le regroupement d’espèces d’origines diverses. On peut citer le bel exemple de Ramonde des Pyrénées, unique représentante en Europe de la famille tropicale des Gesnériacées, qui a résisté aux modifications climatiques et est parvenue jusqu’à nous, tel un vestige d’une époque très reculée…

La répartition des plantes en montagne

La répartition de la végétation en montagne dépend de nombreux facteurs écologiques propres au milieu montagnard : l’altitude, la pente, l’exposition, la nature du substrat, l’importance de la couche neigeuse...

L’altitude est un des principaux facteurs limitants. En effet, plus l’on s’élève en montagne plus les conditions de vie deviennent difficiles. Ainsi, elle va déterminer des " seuils " au-delà desquels certaines espèces végétales disparaîtront. Cette limitation naturelle par " tranche altitudinale " permet de définir des étages de végétation au sein desquels on trouvera différents milieux associé à des espèces caractéristiques. Ainsi, dans les Pyrénées, nous retrouvons de manière schématique :

L’étage montagnard, de 1100 à 1900 m environ, domaine du hêtre et du sapin en versant nord, et du pin sylvestre en versant sud. C’est une zone caractérisée par des précipitations, une humidité atmosphérique, et une nébulosité importante.

L’étage subalpin, de 1900 à 2500 m environ, est le royaume du Pin à crochets. Il forme des forêts claires, associées à des landes à rhododendrons, raisins d’ours ou genévriers. La limite supérieure correspond à la disparition du Pin à crochet., appelées " estives " au dépend du Pin.

L’étage alpin, de 2500 à 3000 m environ, est caractérisé par les pelouses à la végétation rase, et les zones rocheuses et à éboulis à végétation clairsemée, où quelques arbrisseaux " nanifiés " par les conditions climatiques extrêmes subsistent encore.

L’étage nival, à partir de 3000 m environ, est un véritable désert, où seuls quelques lichens et algues survivent au milieu des neiges éternelles.

Les limites sont parfois difficiles à observer en raison des activités humaines (pastoralisme, agriculture, défrichements…) qui ont au cours du temps modifié le paysage végétal. L’étage montagnard a été largement défriché ; les pelouses de l’étage alpin, les " estives ",  quant à elles, ont été favorisées au dépend du Pin à crochets.

L’exposition des versants joue un rôle très important et conditionne fortement la présence de telle ou telle espèce. Ainsi, au niveau de l’étage montagnard par exemple, on distinguera le versant nord ou " ombrée " plus froid et humide, prisé du rhododendron (protégé du gel par la couche neigeuse) , et le versant sud ou " soulane " plus ensoleillé, domaine du genévrier.

La vie des plantes en montagne

A partir de l’étage subalpin, et surtout au niveau alpin, un certain nombre de facteurs physiques influent sur la répartition et la physiologie des plantes.

L’ensoleillement et son rayonnement en ultraviolets, croissant avec l’altitude réduit fortement la croissance des tiges, d’où le nanisme des plantes de haute montagne. En revanche, il permet une forte assimilation chlorophyllienne et donc une accélération du cycle de reproduction. C’est aussi grâce à cet intense ce bain de radiations que les plantes synthétisent efficacement les pigments qui leur confère des colorations si pures et éclatantes.

La température, qui diminue avec l’altitude (en moyenne 0,55°C par 100m), par ses valeurs minimales en hiver, et par les fortes amplitudes thermiques entre le jour et la nuit, contraignent énormément la végétation.

Le vent, dont la violence augmente avec l’altitude soumet les végétaux et le sol au dessèchement ; il modifie la silhouette des Pins et des arbustes (port en étendard).

Face à ces conditions de vie extrêmes, les végétaux ont développé différentes stratégies. Nanisme, pilosité, système racinaire développé, succulence des tiges et des feuilles… autant de réponse morphologiques des plantes de haute montagne pour supporter froid, écarts thermiques, sécheresse…

 Quelques exemples d’adaptation 

Le nanisme est sans doute l’adaptation la plus marquante. Le saule réticulé et le saule herbacé, arbres miniatures de l’étage alpin, dont la taille ne dépasse pas quelques centimètres, illustrent parfaitement ce phénomène. Mais, si l’on observe de plus près les pelouses ou les fissures, on découvrira que nombres d’espèces développent des systèmes variés notamment pour lutter contre le gel et les pertes d’eau : formes en coussinet (Silène sans tige), formes en rosettes, telle la Primevère à feuilles entières, pilosité, chez l’Edelweiss, la succulence des tissus des Joubarbes et des Orpins autant de répliques aux agressions du milieu…

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